mercredi 4 décembre 2013

L AFRIQUE ET SES MYSTERES

Sorcière depuis ma naissance, je voulais tuer mon mari. Ce qui m’a empêché de le faire… www.sanslimites.org sorcièresMa joie est grande au moment où je vous écris mon histoire. J’espère que vous la publierez. Agée de 43 ans, mariée, je suis responsable dans une entreprise à Abidjan. Mon mari et moi n’avons pas d’enfant. Mais mon époux n’a jamais désespéré. Il est croyant et je pense que sa foi en Dieu l’a toujours guidé malgré les difficultés. Et Dieu seul sait s’il y en a eues. Maintenant, je peux en parler puisque c’est le but de mon geste. Mais je crois avoir été pour beaucoup dans ce qui est arrivé, car tout a été de ma faute. Je vais commencer par le début. Depuis ma tendre enfance, j’ai découvert que je n’étais pas une fille comme les autres. J’avais un don, celui de voir ce que nul être humain ordinaire ne peut voir. C’est au fil du temps que j’ai pris conscience de mes pouvoirs et de mes capacités à agir à ma guise. La sorcellerie, autant vous le dire, je suis née avec. Je l’ai reçue de ma propre mère, peu avant sa mort (à la suite d’une longue maladie). Donc, très jeune, j’ai commencé à évoluer dans le monde de la nuit. La sorcellerie est un peu comme une école aussi. Et, en plus de mes pouvoirs personnels, j’ai dû gravir les échelons dans la confrérie à laquelle j’appartenais. Tout sorcier a, en sa possession, différents démons, chacun ayant sa puissance, sa spécialité et son domaine de prédilection. J’avais donc les miens. Je les utilisais selon mes humeurs. Je n’étais animée que par la vengeance, l’envie de faire du mal. De toute façon, un sorcier ne cherche qu’à détruire. Il n’éprouve aucune pitié. La vie humaine est insignifiante à ses yeux. Au fil du temps, j’ai acquis ce que je qualifierais de «hauts grades», un peu comme dans l’administration. Au moment où je faisais la connaissance de mon mari (qui ne pouvait pas savoir que j’étais sorcière), j’avais déjà atteint des degrés supérieurs. Nous nous sommes d’abord mariés, avant de nous installer ensemble, selon les préceptes de sa religion. Mais je souffrais le martyr à chaque fois que mon mari se mettait à prier. Pour m’enfuir, je prétextais une urgence afin de le laisser seul. Je ne revenais que quand je savais qu’il avait terminé. Plusieurs fois, j’ai tenté de lui envoyer mes démons pour le foudroyer en pleine prière, mais sans succès. Il y avait toujours comme un cercle de feu autour de lui. Impossible pour moi de l’atteindre. Malgré tout, je ne désespérais pas. A chaque fois que je tombais enceinte, je donnais le fœtus aux membres de ma confrérie. Dans la vraie vie, je ne faisais que des fausses couches. Cela, durant 3 ans ! Je pensais qu’à la longue mon mari se découragerait et demanderait le divorce. Au contraire, cela ne semblait pas le déranger. Il me proposait même parfois de venir avec lui à l’église, afin que Dieu nous donne un enfant. Il ne savait pas que j’étais à l’origine de ce qui arrivait. Bien entendu, je refusais de l’accompagner à l’église. Je lui demandais de me laisser un peu de temps. Dehors, j’étais une femme responsable, belle. Mais au-dedans, j’étais une redoutable sorcière. Pour vous donner une idée, il y avait dans le même quartier que nous, une famille composée d’un homme, de ses deux femmes (il était marié coutumièrement) et de leur unique enfant. Ils menaient jusque-là une vie paisible. J’avais en projet de détruire cette famille. J’attendais donc le moment opportun. Un jour, la première épouse (avec qui je sympathisais) est venue m’exposer un problème. Elle m’a raconté qu’avant, elle vivait seule avec son mari. Mais vu qu’elle n’enfantait pas, son homme a jugé bon de prendre une deuxième épouse qui lui ferait un gosse. Sa co-épouse qui la respectait au début, a changé de comportement quand elle a eu un enfant avec le monsieur. Je venais de trouver mon alibi pour semer la zizanie dans cette famille… Au cours de la réunion nocturne suivante, j’en ai informé mes confrères. Puis, spirituellement, j’ai attiré l’âme de l’enfant de la dame sur lequel j’ai provoqué une forte fièvre. Le père a eu le réflexe de le conduire à l’hôpital. Une fois là-bas, sous mes ordres, un de mes démons a pris possession de l’esprit du médecin qui a fait à l’enfant une injection qu’il ne fallait pas. Le petit est mort, j’ai pris son âme. Peu de jours après l’enterrement de l’enfant, j’ai envoyé des démons souffler au cœur de la deuxième femme de venir se confier à moi. Elle vient et m’explique que son enfant n’est pas réellement mort d’une maladie naturelle, mais que sa co-épouse l’aurait tué mystiquement, par pure jalousie. Pendant qu’elle me racontait cela, j’ai attiré la première femme (mon amie) vers nous pour qu’elle entende la conversation comme par un hasard. Et c’est là que tout s’est gâté entre les deux femmes. Très vite, elles en sont venues aux mains. Informé du fait que ses femmes se battaient, le mari est arrivé. Il a eu beaucoup de mal à les calmer. La scène était surréaliste. C’est ainsi que j’ai utilisé la colère du mari pour lui faire prendre la décision de renvoyer ses deux épouses… Tout cela était téléguidé spirituellement. J’en profite ici pour attirer l’attention sur un fait : si vous refusez de vous repentir de vos péchés et de recevoir Jésus-Christ dans votre vie comme étant votre Seigneur et votre Sauveur personnel, les sorciers, les mauvais esprits, ou toutes personnes pratiquant l’occultisme continuera de vous faire souffrir. Dieu voit cela. Certes, Il est attristé, mais ne peut rien pour vous, tant que vous refusez Son aide en rejetant Jésus-Christ. Dieu n’est pas un dictateur. Il ne peut vous aider qu’avec votre accord. En acceptant Jésus-Christ, vous êtes sous sa protection. Ni sorcier, ni féticheur, ni marabout ne pourra vous atteindre. Mais comment ma vie va-t-elle être transformée ? Un jour, après mûres réflexions, je décide de suivre mon mari à l’église. Plus par curiosité que par véritable besoin. Mes démons étaient très opposés à cette idée. Dans ma chambre, par exemple, il y avait un fétiche particulièrement puissant grâce auquel, toutes les portes (quelle que soit la personnalité que je souhaitais rencontrer), s’ouvraient à moi. Ainsi, j’avais des liens avec des Ambassadeurs, des personnalités de haut rang, des Directeurs généraux d’entreprise, et j’en passe. J’avais l’argent, le pouvoir, les privilèges et tout ce qui s’y rattache. A côté, il y avait un autre fétiche que j’utilisais pour mes méfaits. C’est lui que je suis allée consulter, avant de me rendre à l’église. Ça n’a pas du tout été facile, mais après de longues tractations, j’ai pu le convaincre. Une fois sur place, à l’église, avant d’y entrer, j’ai commencé à sentir une chaleur m’envahir. Elle est devenue plus forte lorsque nous nous sommes assis. Pendant la prière, je transpirais abondamment. Mais je ne voulais pas que mon mari s’en aperçoive. Un moment donné, j’ai failli quitter l’église en courant, tellement je n’en pouvais plus. J’ai tenté de me lever, mais c’était comme si l’on m’avait clouée sur place. Mystiquement, j’ai tenté vainement de faire appel à mes démons pour qu’ils viennent à mon secours. Au milieu de la prière, je fixais le pasteur du regard, pensant pouvoir le foudroyer. Rien n’y fit. A la fin de la prière, à ma grande surprise, celui-ci informe la communauté de la présence d’une nouvelle fidèle ! Plus grave, il se dirige vers moi. Une fois à mon niveau, je commence à réaliser franchement qu’il se passe quelque chose. Le pasteur m’invite ensuite à le rejoindre devant l’autel. Il m’invite gentiment à confier ma vie à l’Eternel. Devant toute l’assistance dont les yeux étaient braqués sur moi, je ne pouvais qu’obéir. Puis, le pasteur se remet à prier intensément, imité en cela par les fidèles. Je me sentais impuissante, comme si mes forces m’abandonnaient. J’ignore combien de temps cela a duré. Après la prière, j’étais épuisée. Comme quelqu’un qui revient d’un long voyage, un peu émerveillé. Ce jour a été vraiment spécial pour moi. Par contre, cette nuit-là n’a pas été de tout repos. Mes propres fétiches se sont rebellés contre moi, si bien que j’ai eu beaucoup de mal à les maîtriser. Comme je devais m’y attendre, à minuit et demi, la plupart de mes confrères ont débarqué chez moi, furieux. Ils me menaçaient, ne comprenant pas ce qui m’avait conduit à l’église, car cela faisait partie de nos interdits. J’ai constaté cependant que personne parmi eux n’osait m’approcher. Le lendemain de cette folle nuit, j’ai pris la résolution de dire toute la vérité à mon mari. Je lui ai dit qui j’étais réellement. Avec un sang froid étonnant, il a appelé notre pasteur. Ce dernier est venu et mon mari lui a tout dit. Le pasteur a demandé que nous priions ensemble dans la maison, puis il est entré seul dans ma chambre, après que je lui ai indiqué l’endroit où je conservais mes fétiches. Mon mari et moi devrions l’attendre dans le salon. Nous étions assis et j’avais du mal à le regarder dans les yeux. J’étais étonnée de voir que malgré tout, il ne m’en voulait pas. Pour lui, tout le monde pèche par ignorance. L’important était que je me sois repentie et accepté Jésus. Après un moment qui m’a semblé très long, le pasteur est enfin apparu. A vrai dire, je ne m’attendais pas à le revoir vivant. Il tenait mes fétiches dans un morceau de pagne. Il les a emportés pour les faire brûler. Voici comment, depuis de ce jour, j’ai tourné le dos définitivement à la sorcellerie. Avant cela, si l’on m’avait dit un jour que je serais une grande croyante, je serais partie en rigolant. Mais l’Eternel est Dieu et nul ne peut se comparer à Lui. Certes, à plus de 40 ans aujourd’hui, je ne peux plus faire d’enfant, mais mon mari et moi songeons à adopter un petit garçon. Je voudrais aussi vous confier ceci : vous savez, mon mari, je ne suis jamais parvenue à l’atteindre, alors que j’ai tout tenté. J’ai même exposé son cas devant mes confrères lors d’une nos réunions nocturnes. Mais chaque fois que nous décidions d’aller lui régler son compte, nous le trouvions en pleine prière, au milieu de la nuit ! Comme par hasard. Or minuit, c’est le moment idéal pour les esprits qui règnent la nuit. C’était à ne rien comprendre. J’attendais donc une occasion. En fait, je dois dire que mon mari ne s’énervait presque jamais. Pourtant c’est lorsque vous vous énervez que l’esprit malin utilise votre propre colère contre vous pour vous atteindre. D’ailleurs nombre de religions recommandent d’éviter la colère et de ne point rendre le mal par le mal. Voilà ! J’ai fait ce témoignage pas seulement pour partager mon passé, mais pour dire que Dieu est vraiment rempli de compassion pour ses enfants. S’il m’a acceptée après tout le mal que j’ai fait, c’est que son Amour est incommensurable. Depuis ma conversion, je suis dans une joie indéfinissable. La recommandation que je voudrais donc faire à travers mon histoire, chers frères et sœurs, est qu’il faut donner sincèrement sa vie à Dieu, le prier avec ferveur et se détourner des mauvaises pratiques qui ne sont que l’œuvre de l’esprit malin. C’est pourquoi, je vous invite à méditer ce verset : «Voici, celui qui est incrédule n’a pas l’âme droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi.» (Habacuc 2:4). Que le Seigneur vous bénisse ! www.sanslimites.org