dimanche 5 janvier 2014

LA FRANCE LE MESSIE QUI SE TRANSFORME EN VAMPIRE EN AFRIQUE

Centrafrique: Les dessous de la guerre confessionnelle à Bangui L’Occident s’intéresse de près à la guerre civile en Centrafrique. Pendant que les médias se focalisent sur le risque d’un conflit confessionnel en Centrafrique, entre musulmans et chrétiens qui se massacrent à coup de fusils et de machettes, un système de dilapidation des richesses de ce pays se met en place loin des regards indiscrets des journalistes et de la majorité des spécialistes du continent africain. Pour le commun des mortels, la Centrafrique n’est qu’un vaste espace où il n’existe que des forêts et une population pauvre. Il ignore l’existence de richesses naturelles, comme dans l’ensemble des pays africains. Pourtant, ce pays de six millions d’habitants recèle du pétrole, des diamants et d’autres ressources naturelles qui suscitent la convoitise des pays développés. La France, qui a refusé d’intervenir en Centrafrique lorsque le président déchu François Bozizé lui a fait appel, a fini par envoyer ses soldats après que la crise à Bangui ait pris l’allure d’une guerre confessionnelle entre la minorité musulmane, qui a pris le pouvoir pour la première fois, et la majorité chrétienne qui crie au génocide de la part des rebelles Séléka. Officiellement, le président français François Hollande a avancé des raisons humanitaires pour justifier l’envoi de 1 600 soldats à Bangui où vivent, par ailleurs, de nombreux ressortissants français. Cette intervention a été perçue par certains comme un acte de néocolonialisme de la part de la France, comme cela était le cas au Mali et en Libye. D’autres ont estimé que cette intervention était nécessaire pour éviter un nouveau génocide sur le sol africain. La présence française dans son ancienne colonie a aussi été saluée par une partie des Centrafricains, qui ont estimé que les soldats français dépêchés à Bangui allaient apporter un soutien de taille à la mission africaine de maintien de la paix dans ce pays qui a connu, depuis son indépendance en 1960, six coups d’Etat. Le caractère philanthropique de l’intervention française en Centrafrique cache pourtant des visées économiques et géostratégiques, qui sont loin d’avoir un lien avec cette idée du néocolonialisme avancée par certains analystes enfermés dans l’idéologie, à une époque où il n’y a rien qui prime devant le pouvoir de l’argent et de la guerre larvée autour du contrôle des richesses de la planète. L’enjeu de la guerre à Bangui n’est pas celui de sauver les Centrafricains d’un génocide ethnico-religieux, comme on essaye aussi de nous le faire croire au Soudan du Sud, en République Démocratique du Congo, au Darfour et dans d’autres états africains, mais il s’agit de qui se servira en premier des richesses du sous-sol. La décision précipitée de Paris d’envoyer ses troupes vise en fait à contrecarrer la présence chinoise qui a commencé à se renforcer sous l’ère Bozizé. C’est ce qui explique, en premier lieu, le refus de l’Elysée de lui porter main forte alors qu’il était sur le point d’être renversé par cette coalition qu’on disait hétéroclite des Séléka. Paris qui a toujours appuyé Bozizé l’a donc lâché pour son flirt, de plus en plus ouvertement affiché, avec le géant chinois qui a injecté des millions de dollars en Centrafrique pour s’assurer une meilleure expansion à Bangui. Cette stratégie chinoise a déjà donné ses fruits dans les autres pays africains où Pékin a réussi à avoir sa part du marché d’exploitation des ressources naturelles en offrant son aide au développement local sous forme de projets d’ouvertures des routes pour les régions enclavées, de construction d’écoles et autres établissements publics, etc. La France a des intérêts en Centrafrique. Aujourd’hui, elle contrôle l’économie centrafricaine ou ce qui en tient lieu. Bolloré y a la mainmise sur la logistique et le transport fluvial. Castel règne en maître sur le marché de la boisson et du sucre. Cfap y contrôle le commerce des voitures. Depuis 2007, France Télécom est entré dans la danse. Areva est présent en RCA même si, officiellement, le géant du nucléaire n’en est encore qu’à la phase d’exploration. Total y renforce son hégémonie dans le stockage et la commercialisation du pétrole, mais il doit composer avec Tradex, une société camerounaise spécialisée dans le trading des produits pétroliers, lit-on dans une contribution d’un blogueur sur Bêafrika Sango, une agence de presse et d’information indépendante à Bangui. L’empressement de la France et la sortie du président américain Barack Obama concernant les événements de Bangui de ces derniers jours sont un indice du gros intérêt économique et géostratégique que représente la Centrafrique. Et pas seulement la Centrafrique, qui est voisine du Soudan du Sud et de la République Démocratique du Congo, deux pays qui vivent la même crise politico-sécuritaire autour du contrôle des ressources naturelles. En Centrafrique, tout comme en RDC ou au Soudan du Sud, les rebelles sont soutenus par des pays tiers, aussi bien sur le plan humain que militaire et financier. Le scénario est presque le même en RCA. Appuyé par des troupes étrangères, Michel Djotodia est parvenu, à la tête d’une rébellion partie du Nord, à conquérir le pouvoir à Bangui, contraignant ainsi François Bozizé à l’exil. Mais, le temps de répit a été de courte durée. Aujourd’hui, comme au Soudan du Sud où Salva Kiir joue la survie de son pouvoir, en RCA, Michel Djotodia négocie difficilement son maintien à la tête du pays. Entre ces deux voisins, il y a de fortes similitudes. Car, outre le pétrole qui les unit et les déstabilise aujourd’hui, les régimes de Juba et de Bangui ont été mis en place par la seule et unique volonté de l’Occident. Le Soudan du Sud, créé par une mascarade de référendum populaire, a été une œuvre de l’Occident, particulièrement des États-Unis. Le pouvoir de Michel Djotodia est, sur toute la ligne, une œuvre française, explique Le Potentiel, quotidien sénégalais qui s’intéresse de près à ce qui se passe chez les pays voisins du Sénégal, étant lui-même une ancienne colonie française qui craint d’être contaminé par les rébellions. En résumé, la guerre civile en Centrafrique, qui prend l’allure d’une guerre opposant les Chrétiens aux Musulmans, risque de s’étaler dans le temps, ce qui fera perdurer le climat d’instabilité dans l’ensemble de toute la sous-région de l’Afrique équatoriale.

L INTERNATIONALISATION DE L ÉLITISME DU CRIME

Les élites, la démocratie et le chaos. Bienvenue dans l’International-élitisme • Les terribles années que le monde a connues il y a 70 ans ont vu se développer deux systèmes totalitaires emblématiques, le national-socialisme en Allemagne et le stalinisme en Union soviétique. Un point commun, ces régimes étaient axés sur le complexe militaro industriel mais aussi sur un ensemble de dirigeants, cadre du parti, directeurs d’usine, administrateurs, dirigeants politiques. Ce temps est révolu puisque l’Occident et beaucoup d’autres pays ont emprunté les chemins de la démocratie. Le développement militaro-industriel n’a pas pour autant disparu. On le trouve bien ancré aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni, en Israël, en Russie, en Chine. Et les élites ? Eh bien elles n’ont jamais été aussi triomphantes. Dans quel monde vivons-nous ? Un univers globalisé, voué à l’économie, dirigé et dominé par des élites oeuvrant dans la plupart des secteurs porteurs de l’économie ; un régime global qu’on peut nommer International-élitisme, qui avec la participation des Etats gère une structure où les élites peuvent occuper des places pour commander, ou alors se servir du système pour en capter les richesses moyennant parfois une bonne visibilité. Les deux n’étant pas exclusif, les directeurs, gouvernants et managers étant sauf exception très bien rémunérés. A côté, on trouve la plupart des stars et autres célébrités dont les revenus tiennent à un « certain talent » mais surtout à la visibilité médiatique. Sportifs, acteurs, chanteurs, écrivains, cuisiniers, journalistes, artistes conceptuels… la liste est longue, mais ce monde privilégié sait s’organiser pour éviter les entrées intempestives des nouveaux. Filtrage des entrants et dispositifs pour maintenir le statut des anciens. Cette réflexion sur l’International-élitisme a été inspirée en lisant un article écrit par un peintre et écrivain russe, Maxime Kantor, dont un extrait d’une longue tribune a été traduit dans le Courier International daté du 3 octobre 2013. Kantor élargit le propos en faisant certes le constat de ces nouvelles élites ayant remplacé la nomenklatura d’un autre âge mais qui, de droite et de gauche, défendent un même système, celui de la démocratie, en instillant la thèse que si les élites gagnent beaucoup d’argent, c’est bon pour le système. Les gens du peuple ont largement adhéré à cette thèse, se contentant d’occuper les nombreux emplois que le système propose pour des salaires convenables ou plus serrés. Ce sont les classes moyennes, avec bon nombre de travailleurs mal payés mais l’ensemble constitue une population dépolitisée, divertie ou abrutie par les médias, acceptant leur sort sans rechigner. Ce n’est pas un hasard si le constat lucide du monde est tracé par un Russe car son pays s’inscrit parfaitement dans cet esprit du temps qui vénère les stars et autres réussites de la « célébrité connexion » en consommant des produits de masse tout en ignorant les artistes qui ont la création dans l’âme et tous ces alternatifs culturels qui peinent à vivre dans les marges alors qu’ils peuvent prétendre à une vie décente et une reconnaissance. Chez les Russes, on offre la cuillère en argent à un Depardieu pour qu’il se délecte que la soupe qu’on lui sert avec les honneurs du régime. Et on laisse les artistes talentueux survivre en les ignorant. Mais le propos le plus intéressant de Kantor concerne l’évolution des conflits. Il y a un siècle, les Etats se trouvaient parfois en guerre, mais c’était pour obtenir au final une paix, avec une partie victorieuse, un découpage des territoires et sur chacune des zones, le rétablissement des structures étatiques pour gérer les sociétés, ou alors, comme dans bien des pays périphériques, des efforts pour mettre en place des régimes locaux assez drastiques. Qui parfois étaient renversés, avec l’appui implicite des régimes démocratiques. Pour les diplomates d’il y a un siècle, la guerre n’était qu’une transition pour passer d’un état stable à un autre. Or, comme l’explique habilement Kantor, depuis les années 2000, la guerre n’a plus le même positionnement. Les guerres sont entretenues dans différentes parties du monde, elles circulent comme les capitaux et sont devenues des secteurs ordinaires de l’économie de marché. Si le chaos n’est pas créé par les Occidentaux, il n’en reste pas moins que les pays démocratiques ne font rien pour aider ces zones à évoluer vers la paix. Alimentant parfois le chaos comme on le voit en Syrie. Le Moyen-Orient était une zone instable que les Occidentaux n’ont pas aiguillé vers la paix mais plutôt orientée vers un chaos où se mêlent différents intérêts. Comme le dit très bien cette formule de Kantor, le chaos a remplacé le totalitarisme. On pousse les mouvements de tous bords censés incarner le droit des minorités à se lancer dans la bataille, en faisant miroiter quelque partage du pouvoir ou du butin. Mais ces guerres civiles ne sont qu’un élément de la démocratie assimilée à l’économie de marché. Les territoires problématiques étaient placés sous tutelle ou mandat il y a cent ans. Maintenant, on se contente de gérer le chaos, avec ou sans intervention directe. Le chaos en Irak est un élément du marché, livré aux agences de sécurités et aux multinationales participant à la reconstruction. L’argent dépensé en Afghanistan est colossal pour des résultats minuscules en terme de paix. On continue les combats parce que l’objectif n’a pas été atteint dit la diplomatie mais l’objectif ne serait-il pas atteint grâce au maintien de ces combats qui font tourner l’économie. L’important c’est la guerre, du moment qu’elle est justifiée par la démocratie et qu’elle s’insère dans le marché. Pour le meilleur profit des élites trans-nationales. Le système global a vu apparaître une nouvelle nomenklatura qui n’a rien de comparable avec celle de l’époque Brejnev, de 1964 à 1982, ni avec les capitaines d’industrie et les capitalistes, de l’ère Roosevelt à Carter, qui utilisaient la main d’œuvre ouvrière pour la production de masse. Il y avait l’exploitation certes mais souvent les élites des pays occidentaux étaient porteuses de valeurs qu’elles n’hésitaient pas à défendre. Les nouvelles élites de 1980-2010 se réclament des avant-gardes, de la libération des mœurs, de la démocratisation du monde, avec deux ailes, une de gauche, une de droite. Zizek et le post-communisme pour les uns, Bush et le néo-conservatisme pour les autres. Un esprit rebelle, de Chanel à Galliano, de Sting et Bono aux Stones. Pour d’autres le nez fixé sur la Bible ou le Coran, prônant le puritanisme. Et le partage du butin pour tous ! On comprend que la guerre désignée comme juste au nom de la démocratie et contre le terrorisme va de pair avec le marché, la finance, la technologie. Cette guerre est actuellement conçue pour devenir permanente, à l’instar d’autres fonctions sociales comme la police ou la médecine. Dans le monde globalisé, la démocratie s’amalgame au marché ou alors au parti unique si on est en Chine. Démocratiser ne signifie pas participer librement à la vie politique mais avoir l’accès aux marchandises et au travail. En Chine, en Russie, en Occident, le citoyen est sollicité ou invité à consommer mais il n’a pas besoin de penser et d’ailleurs dans les régimes les plus autoritaire, penser est interdit alors qu’en Occident c’est autorisé mais pas très bien vu par les maîtres du système. Dans certaines parties du monde, les individus ont accès aux conflits. Finalement, la guerre s’est démocratisée avec les armes qui vont avec et circulent aussi bien que les capitaux et les hommes. Que l’on soit shebab, touareg, salafiste, taliban, rebelle en Syrie ou en Libye, ou ailleurs, l’accès à la guerre se déroule comme l’accès aux smartphones et tablettes pour les civils de tous les pays. L’attentat perpétré dans un centre commercial à Nairobi symbolise la rencontre entre deux mondes, la consommation et la guerre, qui n’en font qu’un en vérité. Et l’on pourrait ajouter la santé. L’objectif du système n’est pas de guérir mais de soigner car ça rapporte plus. On peut élargira le propos en incluant ce qui se ressemble à une guerre civile, entre des catégories de populations, ou entre des citoyens et les structures policières des Etats post-modernes. Cette autre forme de conflit se joue entre individus d’un même pays, ressemblant d’assez loin aux guerres que des rebelles bien armés mènent contre les régimes. Au final, nous vivons dans une « guerre civile » globale et sans fin conclut Kantor non sans avoir rappelé le travestissement de la démocratie sous la règle suprême du marché, avec l’affaiblissement des nations comme source de valeur et d’appartenance. Il n’y a qu’une seule patrie, c’est celle du voyageur dans le grand centre commercial qu’est la planète. Un seul impératif, être libre de consommer et de faire des transactions. Les grandes idées de la Renaissance ou des Lumières ont été ensevelies. Il reste les Etats mais ce sont des structures qui servent le marché, avec des élites souvent interchangeables. Les Etats qui ne sont plus au service des souverainetés populaires mais servent les intérêts des élites en premier, puis s’occupent des populations car il faut ménager les opérateurs si l’on veut que le système perdure. Le chaos est un ingrédient du nouvel ordre international, avec la guerre et la monnaie. L’International-élitisme est alors un autre versant du national-capitalisme qui a succédé à l’Etat providence.

samedi 4 janvier 2014

LA QUENELLE ET DIEUDONNE

la polémique médiatique, un paravent qui se nourrit de 'la quenelle' génocidaire. c' est normal que la symbolique et le militantisme de droite soient plus florissants sous un gouvernement de gauche et vice versa. grande vérité indémontrable que celle ci : l' intelligence et la motivation des militants à reproduire le contre-pied du gouvernement. du moins c' est ce que l' on pourrait admettre telle une réalité acquise, comme si les revendications populaires dépendaient du contexte de la majorité politique en place. ainsi par exemple, les anti mariage pour tous, les soral/dieudonnelles florissent bon train, les bonnets rouges occupent la place et désirent converger avec le blocage du projet de notre dame des landes, les homens et autres civitas bruns antigonés s' enrobent dans le voile protecteur du lifting politiquement marine add correct. le point commun essentiel de ces évènements est la couverture et la polémique médiatique, l' hermétisme au dialogue constructif organise ses voiles dans les camps qui s' établissent. l' ensemble des thèmes sociétaux à l' oeuvre semblent s' effacer au profit de la gesticulation démembrée érigée en piedestal, ring d' un combat de sourds mais bien visuel, ma foi, dans la lumière tnt esque. ce que je voudrais partager ici, c' est mon impression de 'déjà vu', un peu comme une quatrième dimension merdique où tout se répèterait en cycles débilitants identifiables, un organe sourd qui emprisonnerait de son spasme mental l' alternative intellectuelle, car si je ne tombe pas dans un des camps, je ne serait la victime ou le connard de personne, ou alors, au lieu d' avoir des amis avec moi, je serais marginalisé, puisque dans la vie, il faut faire des choix. j' abhorre les consensus. ce hocquet temporel et mémoriel, ce conditionnement médiatique, a besoin pour persister et prospérer, d' avoir le soutient monolithique des moyens de communication dominants par leur capacité à toucher le plus grand nombre. bien référencer les comportements politiques des peoples, et on leur assurera une couverture médiatique, ou non, et une étiquette, dans tous les cas. or, au lieu de tirer parti des nouvelles technologies, il semblerait que la télévision traditionnelle pâtisse de son addiction à reproduire comme un robot mime, la réalité augmentée des réseaux sociaux web. because la réalité des sites comme facebook, twitter, flicker (sic) et consorts, n' est pas un flux contrôlé à la source par des éditorialistes, les individus y pratiquent peu l' auto censure ou l' évitement des sujets non politiquement corrects, de plus tout y est vécu dans un quasi direct permanent. on ne pose pas une grille aussi facilement sur le net que sur un programme enregistré et/ou millimétré, de plus, sur le net, cette grille de contrôle n' a pas une action immédiate, et l' effet streisand (création de duplicatas à l' infini de sites mirroir à la censure de la première image de celui-ci) est là pour garantir une certaine persistance des données. la télévision est donc reléguée très loin au niveau de l' interactivité, et du réalisme qu' elle déploie dans la correspondance avec ses télespectateurs, et l' éloignement n' est pas finit. internet ne se musèle pas aussi facilement qu' un licenciement d' animateur ou de speaker à la première grosse bévue. et sur le net, depuis quelques années déjà, le phénomène d' exacerbation des idées du fondamentalisme religieux, politique, et la xéno/homophobie ont bien pris racine, puis sont devenus un bizness florissant pour certains. source à polémiques stériles et énergivores pour d' autres, on met en scène un combat visuel et cousu de fil blanc. dans les deux camps pro/anti quenelle sur le ring du respect génocidaire, l' un alimente le feu, et l' autre danse dans la fumée. ce cirque médiatique profite à tout le monde, les méthodes sont les mêmes, les axiomes dialectiques comparables, seule la jonglerie de masque change, ce qui importe, c' est que ce soient des symboles forts qui résument la subtilité de la diversité française à un conflit axiomatico religieux. et à ce moment si merdiquement magique de l' apogée de la quenelle sur son piedestal de vent (à inscrire dans les annalles), un des belligérants de cette guerre contre l' antisionnisme, le négationnisme, que dis-je l' 'antisémitisme' de dieudonné fait selon moi une bévue incommensurable. au regard de la différence de budget de l' entreprise dieudo qui, elle, ne dispose que d' internet comme média permanent et des spectacles à salles combles (n' en déplaise à valls) comme agora anti sé/si/mi/schiste, sa femme gère son 'capital' et 'égalité et réconciliation' en plus de leur vente par correspondance de livres, de produits dérivés, utilisent les symboles si cher au coeur du comique, c' est à dire 'shoananas' la chanson, et 'la quenelle', un coup qui est aussi commercial pour le comédien politologue cross line antisionniste qu' il l' est pour alain soral, 'le comprendre l' empire' passe avant tout par le comprendre l' emprise monétisable de notre discours, aussi réactionnaire et conservateur catholique et sexiste qu' il soit. l' anti mariage pour tous et une bonne partie des pro palestiniens ne se supporteraient pas si ils avaient à manifester de concert. internet les a réunis... et la télévision industrielle qu' est devenue canal au fil des années prend peur d' une convergence qu' elle ne peut contrôler avec les arguments habituels, déjà répétés des dizaines de fois, et devenus les contre-mesures des quenellistes. grande première, le 20 décembre, d' une émission 'humoristique', 'le débarquement' (qui en plus ce soir là connaîtra un record d' audience avec près de 750 000 spectateurs) qui a pour thème central le génocide (oui, encore un) Rwandais, sur canal+ : trois touristes français se retrouvent avec un local Rwandais, l' autochtone après de franches rigolades avec ses hôtes, se saisit d' un instrument de musique local et pastiche colas mon petit frère, je cite : "Fais dodo, Colas mon petit frère / Fais dodo car les autres sont morts / Maman est en haut / Coupée en morceaux / Papa est en bas / Il lui manque les bras. le choix de diffuser un spectacle comique ayant pour thème un génocide, sujet ô combien casse-gueule peut même sembler incohérent, en pleine campagne de vallseries anti-fist d' en haut avec luxation d' épaule contrôlée sous- entendu pseudo-cohérent du jeu de la paume. car anti dieudo, ça canal l' est. la question me saute aux yeux. qu' a donc bien voulu faire canal en cassant le respect qui s' impose sur le génocide Rwandais vieux d' à peine vingt ans dans quelques mois? là, je me mouille un peu, mais il semblerait, toujours selon mon interprétation personnelle, que canal participe à une vaste campagne de 'mémorricide' et de banalisation du génocide africain. l' état français sous Mitterrand, a soutenu logistiquement le gouvernement Hutu avant, pendant et après le massacre Tootsie. je mettrais en fin de texte des liens qui vous permettront de vous documenter objectivement sur ce sujet. des militaires français ont porté plainte pour diffamation contre le site 'la nuit Rwandaise' qui dénonce des génocidaires, ceux-ci viennent d' être déboutés par la justice. l' humour génocidaire de canal plus est donc à deux mesures, car je pense que dans le contexte actuel, un spectacle humoristique sur les camps de concentration et la shoa aurait provoqué des remous bien plus importants sur l' avenir de ces sketches à l' écran. je ne m' explique pas cette sortie du rideau de fumée par canal plus. je décide donc, profondément écoeuré après avoir visionné la vidéo du spectacle, de regarder à nouveau, pour être sûr qu' un deuxième degré ne m' aurait pas échappé la première fois. et là surprise, le même lien ne fonctionne plus, la vidéo a été supprimée sous le prétexte fallacieux d' 'atteinte aux droits d' auteurs' on ne peux plus la voir, . je me tourne donc vers la VOD de canal plus, et là, rien non plus, j' apprends ensuite sur un forum qu' elle n' y est plus présente depuis longtemps, alors que le site 'le débarquement' est si jeune, il est déjà censuré post diffusion par la direction de canal. élément louche supplémentaire, car des vidéos privées de canal distribuées par des indépendants sans droits, il y en a des milliers. je décide donc de chercher la vidéo ailleurs sur le net, en vain pendant une petite heure. un ami bienveillant que j' ai sensibilisé à ce problème retrouve un lien valide sur youtube (pour combien de temps?) je bondis sur le navigateur et télécharge en format basse qualité la vidéo, afin de l' avoir sur mon ordinateur. je n' ai rien contre ces comiques en particulier, je ne connais pas leur politique d' écriture, et le fait qu' ils soient bons ou pas est hors sujet selon moi. les décideurs, ce sont les dirigeants de canal. et ces dirigeants ont compris leur erreur, ne l' assument et ne l' admettront jamais, un simple 'regret' sera lancé de manière évasive un jour plus tard, aucune excuse qui tient un semblant la route. je décide, par choix stratégique, de ne pas uploader la vidéo sur youtube, mais sur dailymotion, un peu moins populaire, et non possédé par google, mais par orange. je poste sur ma page 'bobbyklo' sur daily, donc. le 31, je ne vérifie pas quoi que ce soit, j' arrive assez tard sur mon ordinateur, et là, je me rends compte que ma vidéo n' est toujours pas censurée, et qu' en à peu près 12h, j' avais accumulé plus de 8000 visites sur mon lien personnel de la vidéo polémique de canal. youtube se faisant constamment censurer, les journalistes ayant écrit sur ce spectacle ont célébré mon lien comme du pain béni, ou du moins comme la seule source qui leur permettrait d' alimenter l' article du jour. je suis actuellement à 13 542 vues, ça se calme depuis ce matin. tombés dans le panneau canal, car on ne peut rire de tout si on se donne des limites quand à la communauté moquée de par son ethnie, sa culture ou son importance économique. laisser passer un tel message sur le Rwanda, cela relève du complot contre la conscience collective, cela s' apparente au négationnisme encore plus qu' au révisionnisme, si l' on considère que l' on ne peut pas se moquer de toutes les communautés sans que la censure ou l' autocensure ne s' établisse en blason absolu. d' un peuple, d' une histoire à l' autre la position change, la souffrance est une sorte de monopole qui ne s' acquiert pas au nombre de morts ni au temps passé, mais à l' origine ethnico-religieuse, du moins c' est peut être ce que l' on tente de nous faire avaler. d' 'indépendance' journalistique de vernis, canal passe carrément à des protocoles de 'suiveur d' état', et en celà, perd à mes yeux tout début de crédibilité éthique. dieudonné n' est pas loin, il utilise, depuis qu' il est rentré par la porte dérobée de la politique comique politicienne, le même argument que le 'camp' adverse. un outil séculaire, celui du mouton noir, du bouc émissaire, la culture du problème incarné dans une entité bien identifiée et stigmatisée, et tout ça avec le même but, tout résumer à un conflit religieux, et alimenter son bizness internet. pour info, égalité ét réconciliation, le site polémique lui aussi, se lance dans la réalisation de porno 'made in france' '100 pour 100 français' (intitulé du site partenaire: 'saucisson sexe'), Canal plus, lui était un pionnier en la matière... je vous dis que ce sont les mêmes entités, les apparâts et les maquillages ne sont pas élaborés de la même manière, les moyens sont différents, POINT. ils sont pareils car ce ne sont pas les juifs, les francs maçons, les catholiques ou les musulmans, ni quelque autre entité ethnique ou sectaire occulte qui organise le hocquet amnésiant et incapacitant de l' inconscient collectif. c' est une mentalité générale liée à l' argent, au confort individuel, au carriérisme journalistique, et à l' appauvrissement en nombre de propriétaires de médias indépendants,faillitaires, vendus ou fusionnés. le sociologue, le philosophe et l' historien ont le devoir et la nécessité de se poser toutes les questions, sinon, on appelle plus ça de la recherche, mais de la propagande, ou une occultation. ils sont pareils car ils s' engraissent au travers de nous, ils trouvent même une légitimité dans la manipulation, le galvaudage de l' histoire mais aussi du langage. le but du combat de ces deux entités est d' organiser l' adversité, en conservant leur position de dominants, de faiseurs d' argent. les thèmes sont sûrement plus ou moins défendables d' un côté ou de l' autre, mais les INTENTIONS sont les mêmes. le comique a le droit de rire de tout et de tous, tant que ça plaît à une petite majorité ou que ça n' offusque pas une communauté influente? Vu l' aide d' état de plus en plus conséquente versée à la presse et aux chaînes télés, on se demande quelle marge un comique un minimum carriériste peut-il avoir sur un sujet comme un génocide?serait-ce trop fantasmer de présumer que le traitement du sujet soit une commande de l' état français? très certainement. mais y penser résonne déjà comme une sentence. la conspiration, ce n' est pas de simples individus qui la fomentent. ce ne sont même plus les états. ceux à qui profite la domination des individus par processus médiatique, ce sont quelques personnages publics, télés- paravents de bien plus grandes entités industriello-militaires séculaires et toutes puissantes dans l' affabulation par le biais de leurs impitoyables moyens de subversion. on appelle ça la PLOUTOCRATIE, un système de gouvernement où l'argent constitue la base principale du pouvoir. un gouvernement global, qui se dégage de toute responsabilité et culpabilise toutes les classes sociales en ancrant dans chacune de ses ingérences politico- économique le conflit ethnico-religieux comme cause primordiale des dommages qui lui sont pourtant directement imputables, à des fins exclusives et absolues de profit à court terme, au détriment de tout respect de l' environnement et des considérations humanistes. la réalité ne se résume pas à ces deux positionnement là, de la quenelle et du juif en face, encore moins à ce type de confrontation. aujourd' hui, un esprit influençable et dans la reproduction sociale des modes médiatiques peut facilement le croire, tellement les amalgames sont utilisés dans ce débat. l' histoire est réécrite tous les jours par nos médias à notre insu et sûrement. mais internet ne se dompte pas dans sa qualité d' immédiateté, il réduit le temps de préméditation et de construction éditorialiste des paravents d' occultation, de déni ou de déformation des faits bruts. on n' est pas d' un camp ou d' un autre, dans la lutte stérile et énergivore, on connait trop mal les intentions réelles des meneurs, en dehors de leur ambition et de leur machiavélisme, on voit trop bien où ils veulent en venir pour que cela soit honnête. on tombe dans une des parties, ou on s' accroche à son intégrité éthique comme à la dernière bouée de conscience qui subsisterait dans cet océan pixellisé d' ombres portées, de couleurs et d' intérêts déformés par l' esthétique kaléïdoscopique et unidimensionnelle de la société du spectacle moi aussi, je peux déplaire à tout le monde en disant que sur ce coup là, si il s' agissait d' attribuer un trophée quenelle sur un podium de quenellistes de jeux olympiques du fourrage de purée de brochet fariné sous les aisselles, hé bien... le logo de canal + devrait, et pas que le temps d' un prime time de soirée, se transformer en canal - . j' ai pas encore fini. car qui est le plus quenellé dans cette histoire, si ce n' est le jeune comédien afro qui joue d' un instrument traditionnel au son de ' l' hymne des futurs génocidaires ' ? Assumez, maintenant, pour l' instant dieudonné a 7 procès dans son historique sur ce thème précis, vous n' en aurez certainement aucun, car les médias et le gouvernement opèrent (toujours) leur mémorricide. par fraternité dans la souffrance d' un génocide, on ne sonne pas qu' un seul glas, on ne s' isole pas dans sa souffrance, car le faire c' est en premier lieu dénigrer la souffrance d' un autre, d' un autre peuple ou d' un autre que soi, et en second lieu c' est l' aveu d' une nervosité, d' un énervement, d' une fatigue, ou d' une distorsion de la réalité à des fins partisanes, et pas du bien commun. ou alors rions du génocide, mais dans des représentations théatrales qui listent TOUS les génocides de l' histoire, avec un 'timer' de durée maximale par communauté touchée. si il y en a un que l' on n' arrive pas humoristiquement à ammener à une phase burlesque, on trouvera vite... et puis il y aura aussi le plus drôle, alors selon cette logique implaquable dont vous usez vous, les 'mainstream'. comme ça, en matraquant les gens avec des images du génocide 'le plus drôle', on arriverait peut être à comprendre, mieux interpréter sur un plan citoyen votre volonté à créer des instantanés faciles chargés de 'sub données', au bout de combien d' années de ce régime selon vous nous arrêterions- nous de consommer selon vos projets et vos désidérratas? ah oui, vous me direz, il y a aussi les labos, en plus des ogm et du nucléaire,le chômage et tous ces lieux vides avec les gens qui sont dehors.ah oui quand même, c' est les fêtes, on va les détendre avec le RWANDA, mais ça ,ça n' est pas d' actualité, ça fait longtemps qu' on sait comment la faire passer. (dragée? quenelle?la drogue? le reste?) cette semaine, j' ai entendu cette phrase dans la rue en descendant des transports en communs bondés, mais c' était assez fugace à cause de la kippa qui venait de s' envoler et devant la sortie du bus une belle maman levait les bras dans son boubou, je n' ai pas pu comprendre si il s' agissait de canal - ou de la quenelle +. et là, j' ai un peu repris espoir : << ''si c' est pas un truc de nazis, c' est au moins un truc de bande mous'' >> le dernier paragraphe, c' était mon humour noir à moi. (on sait jamais pour le tribunal c' est pas mal de le notifier par ici)...

jeudi 2 janvier 2014

POURQUOI LA FRANCE DEVIENT NEO COLONISATEUR EN AFRIQUE

L’INTERVENTION EN CENTRAFRIQUE FILLE DE LA DECADENCE FRANçAISE Au moins 144 fois par jour, au moins toutes les 30 minutes, un média mensonge comme France 24 martèle, en français, en anglais et en arable, le même message. Il en restera nécessairement quelque chose. La France - la civilisatrice, la capitale des droits de l’homme, la patrie des lumières – est en Centrafrique pour empêcher un pogrom pouvant résulter des affrontements confessionnels entre barbares africains de Centrafrique. A grand renfort de scènes de chaos, d’images de situations tragiques et traumatisantes, de discours culturalistes et racistes la France, gendarme d’Afrique, est présentée comme le pompier allé éteindre un incendie qu’elle a participé à allumer. Comment ne pas, avec Aragon, conchier la France marionnettiste et ses alliés locaux marionnettes ? L’INTERVENTION EN CENTRAFRIQUE FILLE DE LA DECADENCE FRANçAISE 15 PROPOSITIONS, 16 STRATEGIES OU DU LAPSUS SEMI COLONIAL La météo économique n’est pas bonne pour la France impérialiste et ses entreprises en Afrique. Sur les neufs premiers mois de l'année 2013, la Chine socialiste avec 4,95 milliards de dollars d’exportation devient en 2013 le premier fournisseur de l'Algérie devant la France qui suit avec 4,7 milliards. Entre 2000 et 2011, « la part de marché de la France au sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7% ». Entre 2005 et 2011, la part de marché de la France a fondu de 18 points en Côte d'Ivoire, de 6 points au Sénégal et de 8 points au Gabon. En 2011 et 2012, la France fournit respectivement 12,8 et 11,8% des importations du Cameroun contre 10,8 et 10,4% pour la Chine. « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu récemment Pierre Moscovici. Que l’on est loin, par exemple, de 1996 où la France était premier fournisseur de l’Afrique avec 21% des parts de marchés et une balance commerciale bénéficiaire de 30 milliards de francs français. Devant la perte de beaucoup de marchés, l’état d’esprit de rente français réagit. Peu importe où les parts de marchés perdus se trouvent dans le monde, l’impérialisme français considèrent que la géographie se trompe, et qu’elles sont situées en France surtout lorsqu’elles sont dans son ancien empire colonial. Le Zambèze doit venir au secours de la Corrèze ! On raconte que Thomas Joseph Dunning répondant à un auteur de la Quaterly Review déclara que : « le capital fuit le tumulte et les conflits. Il est peureux de nature ». Et Karl Marx de répondre : « Cela est très vrai, mais n'est pourtant pas toute la vérité. Le capital a horreur de l'absence de profit ou des très petits profits comme la nature a horreur du vide. Quand le profit est adéquat, le capital devient audacieux. Garantissez lui 10 pour cent, et on pourra l'employer partout ; à 20 pour cent, il s'anime, à 50 pour cent, il devient carrément téméraire ; à 100 pour cent il foulera aux pieds toutes les lois humaines ; à 300 pour cent, il n'est pas de crime qu'il n'osera commettre, même s'il encourt la potence. Si le tumulte et les conflits rapportent du profit, il les encouragera l'un et l'autre. La preuve : la contrebande et la traite des esclaves. ». Les dernières preuves contemporaines : la Libye, le Mali, la Côte d’Ivoire et maintenant la République Centrafricaine. Les intérêts en jeu dans ces machins de la France que sont la RCA, les pays de la zone franc…sont compris entre 100 et 300%. Tableau comparatif des parts de marchés de la France et de la Chine FRANCE CHINE ZONE FRANC 17,2% 17,7% Côte d’ivoire 14% 6% Sénégal 17% 10% Gabon 33% 8% Nigéria 3,6% 18,5% Kenya 1,5% 17,6% Afrique du sud 2,8% 15,1% Estampillé « interreligieux » le conflit en cours en RCA est « Made in France » et constitue un alibi commode pour justifier une intervention militaire dans le but de tenter de contribuer à répondre aux questions géostratégiques auxquelles l’Hexagone est confronté. Il s’agit d’une stratégie de « containment » des percées chinoises et de soumission de la RCA à sa domination. Et ce n’est pas la première fois. Si Bokassa a été préféré, un moment donné, à Dacko c’est à cause du rapprochement de ce dernier avec la Chine. Car voyez vous, si rien n’est fait, toute l’Afrique risque de devenir « chinoise » (sic !) et cela entraînerait un « moins de France ». Avec plus de 5 millions en réalité de chômeurs, avec la crise dans laquelle elle ne cesse de s’enfoncer, avec les délocalisations, avec les suppressions d’emplois…c’est plus que ce que la France impériale dans sa décadence ne peut supporter. Le complexe de Fachoda a la vie dure. Eviter la FaCHINA est devenue un impératif. UNE CHANCE POUR LA FRANCE, UN MALHEUR POUR LA CENTRAFRIQUE 44e superficie mondiale, frontalière avec 6 pays (Le Cameroun, le Tchad, les deux Congo, les deux Soudan), riche en uranium, or, pétrole, diamant et occupant une position stratégique en Afrique d’où son nom, la Centrafrique est considérée par la France colonialiste comme sa chose. Derrière les 5 coups d’état qui s’y sont produits, la France est omniprésente. La Centrafrique, tout comme tous les pays de la zone CFA, fait partie de ces pays « marchepieds indispensables » à l’audience de l’impérialisme Français dans le monde. Bangui a été utilisé comme base arrière aux opérations Manta et Epervier (Tchad) et Turquoise (Rwanda). La RCA, c’est aussi le refus de Patassé de l’utilisation par la France des installations locales pour l’opération Pélican (Brazzaville), ce qu’il a payé en étant viré par un putsch comme s’est le faire la Françafric. La Centrafrique n’a en outre pas encore cessé d’être « un verrou aux portes d’un Soudan de moins en moins fréquentable » et qui a été divisé entre nord et sud par l’impérialisme US en s’appuyant sur des potentats locaux du sud qui s’entredéchirent maintenant à leur tour pour le pétrole. La France impérialiste est une malchance pour la Centrafrique ! La Centrafrique est une chance pour la France colonialiste! La preuve : la Centrafrique, c’est ainsi la 2e espérance de vie la plus faible du monde, le 5e taux de mortalité par maladies infectieuses et parasitaires le plus élevé au monde, 176 enfants sur 1.000 qui meurent avant 5 ans…10e rang mondial des pays touchés par le SIDA avec un taux de 16,5%. C’est une partie du prix à payer pour le rayonnement prétendument universaliste de la France des lumières qui ne brillent que pour le profit maximum de ses firmes transnationales prédatrices. Pour que…C’est de l’enfer des semi colonies qu’est fait le paradis des impérialistes et de leurs suppôts locaux, réactualiserait assurément un Victor Hugo. Cette vérité, il faut la cacher ou la travestir. A tel point que des africains classeront les tenants de ce discours d’adeptes de la victimisation et du rejet de leur propre responsabilité sur la France bienfaitrice. « Travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il est nécessaire [à la bourgeoisie] de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire (...) ». Le mot d’ordre est clair ! Cacher ces hérésies qu’il ne faut surtout pas vulgariser. Par de pareilles vérités les âmes semi colonisées sont réveillées et cela fait venir de révolutionnaires pensées. MAUVAIS NEGRE ET INTERVENTIONNISME A GEOMETRIE VARIABLE Le Dr. Assoa Adou rappelait « (…) que la France n’a pas voulu actionner, au début de la guerre, les accords de défense qui la lient à la Côte d’Ivoire en prétextant un conflit ivoiro-ivoirien, accords déclarés caduques de fait par la France elle-même, par la voix de sa ministre de la défense, Alliot-Marie. ». Ici le caractère centrafrico-centrafricain du conflit n’est pas un obstacle à l’intervention. Elle a besoin d’intervenir ! Et puis – la belle trouvaille ! – la Centrafrique est au « bord du génocide ». Confirmant que « quand un régime en vient à contrarier Paris, à s’en éloigner, voire à envisager un peu trop concrètement un changement d’alliance, il n’est pas rare de voir la France soutenir directement (intervention militaire ou soutien militaire et financier) ou indirectement (refus d’intervenir pour sauver la mise au partenaire africain) les auteurs d’un coup d’Etat ». Au Mali c’est l’inverse qui s’est produit, car ce sont les « amis » serviles qui ont été renversés un 22 mars pour avoir trahi l’armée et le peuple et joué avec l’intégrité territoriale au profit des séparatistes pro-français du Mnla. GENDARMERIES AFRICAINES ET ABSENCE DE SOUVERAINETE MILITAIRE Aujourd’hui, tous les panafricanistes démocrates et révolutionnaires se posent la question sur les raisons de l’incapacité des forces armées et policières centrafricaines (comme au Mali) à assurer la sécurité de la population. Comment cela se fait-il que nos armées africaines ne puissent pas faire face à des jacqueries armées ? Telle est l’autre question légitime après celle de savoir la raison véritable des interventions armées colonialistes de la françafric mensongèrement habillées du voile humanitaire, sécuritaire, démocratique. Après le Mali, c’est au tour de la Centrafrique dont la rapidité de l’effondrement est plus que révélateur d’un mal commun. Le domaine militaire est un des membres malades d’un corps malade. En réalité il y a une imbrication inextricable entre les matières premières et le militaire. La puissance de l’armée d’une semi colonie est inversement proportionnelle à sa richesse naturelle. La France impériale s’est arrangée pour être durablement incontournable en créant après les indépendances octroyées des armées réduites à leur plus simple expression et dont la fonction est d’être gardienne contre son peuple des intérêts des pilleurs impérialistes et des pro-consuls africains de la françafric. Des armées d’apparat formées pour assassiner des Barthélémy Boganda, Modibo Keïta, Lumumba, Sankara, Cabral, Moumié, Osendé Afana ; pour casser de l’étudiant et broyer de l’élève ; pour voler des urnes bourrées et protéger un candidat illégal et illégitime. Des armées dont les dirigeants sont plus préoccupés à jouir de privilèges dans les différents théâtres d’intervention à travers le monde. Des armées dont les éléments formés ne sont que des chevaux de Troie de l’impérialisme. Des armées qui sont tout sauf nationale, démocratique, populaire. Pas d’armée nationale sans politique souveraine nationale ! Les conséquences de 60 ans de collaboration de l’Afrique indigne avec l’impérialisme ne se limitent pas aux seuls domaines du sport, de la culture… Voilà pourquoi le constat est bien celui d’un Guy Labertit : « Les armées africaines formées ou instruites par la France se révèlent peu opérationnelles ». La Centrafrique fait partie de ces pays qui se sont engagés, entre 1960 et 1963, « à faire appel exclusivement » à la France en matière d’entretien et de fournitures de matériels et équipements militaires. Pire, David Dacko, premier président de la Centrafrique, s’était aussi engagé, comme les Senghor, Ahidjo, Tombalbaye, Boigny, Ould Dada, à : « a) Informer la France de la politique qu'ils entendent suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, ainsi que des « mesures qu'ils se proposent de prendre pour l'exécution de cette politique » b) Faciliter, au profit des forces armées françaises, le stockage des matières premières et produits stratégiques; et lorsque les intérêts de la défense l'exigent « limiter ou interdire leur exportation à destination d'autres pays »; c) Réserver par priorité la vente de leurs matières premières et produits stratégiques à la République française, après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionner par priorité auprès d'elle, ». C’est ce monopole colonial qui est en jeu. La Centrafrique comme chasse gardée de la France colonialiste est l’enjeu. L’agonie est d’autant plus violente que les intérêts sont importants. « Sanguiri » n’est que le copier-coller semi colonial de l’ « opération Barracuda ». Contre Bokassa hier et Bozizé aujourd’hui. Pour Dacko hier et Djotodja aujourd’hui flanqué des armées françafricaines comme celles du Tchad d’Idriss déby. Notre défense est à l’imagine de notre économie : extravertie ! Notre agriculture, notre pêche, notre industrie…ne servent que les besoins extérieurs, particulièrement occidentaux, nos armées sont de la même extraversion faisant d’elles de véritables brigades de gendarmerie et non des armées dignes de ce nom. Seuls les pays ayant une orientation clairement souverainiste ont tenté de se donner les moyens de leur volonté politique. Ainsi, il a fallu l’aide des impérialistes pour faire tomber la Libye de Khadafi. L’anti-national Conseil National Syrien (CNS) n’est toujours pas venu à bout du régime de Bachar. Tout le contraire des gendarmeries malienne, centrafricaine. L’Iran, l’Inde, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie…complètent la liste. Dis moi quelle politique tu mènes et je te dirai quelle politique de défense tu as. Guy Marius Sagna Le 31 décembre 2013