vendredi 16 décembre 2011

LE COMPLEXE D OEDIPE

A ma montre ,il faisait 22h 10 mn ,accoude au bar sirptant un cocktail a base de gingembre et de goyave ,que je trouvais trop sucre a mon gout ,je demandais au serveur des glacons pour attenuer la teneur en sucre.
Il faisait une chaleur torride que les splits en marche aux quatres coins du local semblaient augmenter,malgres la pluie au dehors . On etait au mois de Juillet ,periodes d humidites ,de chaleurs et de pluies torrentielles , les changements climatiques sont des vecteurs de cette abondance d eau .
J avais l habitude de venir en ce lieu pour decompresser apres une dure journee stressante au bureau . Etant celibataire endurci et pas pret de changer de statut ,rien n y personne ne m attendait chez moi ,un loft situe en peripherie de la ville de dakar communement appelee la banlieue dans un quartier nomme Sant -Yalla .
Malgres les commodites du siecle ,je trouvais et retrouvait toujours un vide difficile a combler chaque fois que je rentrais ou mettais la cle dans la serrure pour entrer chez moi.
Etant orphelin ,ayant fait toute mon enfance dans des familles d acceuil dont les contacts se sont estompes au fil des annees ,la solitude me pesait et m interdisait de rentrer dans mon < chez -moi> qui devait etre un lieu de predilection,mais quelque chose qui ne disait pas son nom me manquer. J ai beau essayer de chercher, mais en vain ,toujours je me reveillais au milieu de la nuit ,sortant d un cauchemar oppressant , c est pourquoi dans ce local , ce milieu je trouvais d une certaine maniere une paix interieure pour moi c est un refuge .
Ce soir malgres la pluie ,il y avait du monde ,la salle n etait pas archi-comble compte tenu de l heure encore tres tot pour beaucoup de mes compatriotes que j avais l habitude d appeler le peuple de la nuit.
C etait un endroit qui marchait fort ,un lieu a la mode , car les snobinards et les  bcbg  et jet.setteurs de seconde zone du tout dakar by night s y donnaient rendez - vous et avaient leurs habitudes .
Les uns pour fuir la monotonie ,les autres pour passer une bonne soiree  avec leurs compagnes du fait des soirees a theme que le tenancier proposait aux clients .
J y avait mes habitudes , mes reperes , j arrivais toujours vers 21 h apres etre passe , chez moi histoire de me doucher et de changer de look. Au bureau c etait costume- cravate . Agent marketing dans une boite de la place qui etait leader dans son domaine , je devais tous les jours me mettre au diapason pour rehausser l image de la societe ,le look IN l emportait sur le style du dimanche .
Etant carrement pantouflard et casanier ,les dimanches je restais a la maison.
Vetu d un polo et d un pantalon leger ,chausse de mocassins nois pour resortir l harmonie des couleurs malgres la penombre qui regnait a l interieur voulue  ,les lumieres etaient tamisees a souhait dans le local, je pris mes glacons et regagnais d un pas tranquile la zone V.I.P quand une ombre furtive attira mon attention.
A l entree ,au niveau des escaliers ,des marches qui descendaient vers la bar se trouvait comme une apparition ,laissant du temps a mon cerveau pour identifier la personne ,qui avec un port de tete altier ,je dirais meme dedaigneux scrutait la salle d un regard blase. Mon cerveau me renvoya le mot inconnu au bataillon ,car les filles qui frequentaient le bar ne m etaient pas toutes inconnues .
Mais celle-ci me fit l effet d une deflagration , mon sang ne fit qu un tour ,au risque de lacher le verre rempli que je tenais , je le posas sur la table basse sculptee ,et m assis sur le canape de couleur rouge vermeil comme du reste le decors des lieux a la fois bling-bling et sobre comme tous les lieux de happyness qui longaient la route des almadies , quartier huppe et a la mode en ces temps -ci.
Toutes les styles de demeures et villas de grands standing rivalisaient de beautes et de design, on aurait dit que la nouvelle vague d architectes et de designers s etait penchee sur l ecrin qu est devenu les almadies  ,un havre de paix de luxe et de luxure,on etait loin des taudis de la banlieue ,ou promiscuite ,insalubrite et insecurite concouraient  a rendre la banlieue a une zone de sans-vie et de sans-voix , des pauvres et des desherites de l alternance qui s est effectuee au senegal en 2000 ,qui est l an 1  de la renaissance senegalaise apres de longs sejours dans les abymes de la mal-gouvernance et de la prevarication.
Alors que j epiloguais sur les changements intervenus dans mon pays ,la fille s avanca vers ma table  d une demarche  a la fois feline ,sereine ,elle etait vetue d une robe qui devoilait les courbes et la finesse de son corps . l echancrure de la robe montrait et suggerer des des cuisses fermes et a la fois galbees.
Elle devait etre un halpulare et semblait avoir 27 ans moins de la trentaine de toutes les facons
En la voyant s asseoir , non loin de moi me faisant un signe de la tete avec un fois disant bonsoir qui me parut sortante de la bouche d une sirene , ces etres legendaires qui chantaient en pleine mer et faisaient perdre le nord aux marins et aux commandant de bord  de ces bateaux qui se risquaient a suivre leurs chants si envoutantes dans les brumes de la tempete en haute mer
Oui , elle avait une voix de sirene.!
- Bonsoir , monsieur sentis-je echapper de son etre si parfait.!
- Je m entendais repondre bonsoir mademoiselle.!
Regardant autour de moi comme si les gens dans la salle n existaient plus,un sentiment inconnu m envahit de la tete aux pieds, c est comme -ci j avais un orgasme psychique. Un etat que je retrouve seulement quand je prenais un filet de coke .
Dakar etait devenu une plaque tournante de la drogue , on en trouvait partout dans les lieux dits huppes, il suffit de connaitre les rouages du systeme.
Je fus happe par la profondeur de ses yeux en amande , je faillis m y noyer, si je n avais pas entendu a voix du serveur qui comme une gifle me retint a l extremite du gouffre profond. Dans mon subconscient la voix lui disait ,mademoiselle que prenez -vous ?
Attendant sa reponse , j en profitait pour boire mon verre jusqu a la lie , rien n existait que cette presence envahissante qui bouffait mon oxygene si pres et a la fois si loin.
Pour me resaisir ,je commander un autre verre tout en me disant que demain au reveil j aurais le crane qui va exploser, j etais pas un buveur invertere, occasionnellement si l envie m en prenais , je buvais deux a trois pas plus pour me detendre mais aujourdhui je ferais une exception a mes regles de bonnes conduites.............................................................suite