vendredi 15 novembre 2013

L EQUATION MALIENNE

En toute vérité : La paix arrange-t-elle les narcotrafiquants ? Comme un serpent de mer, la rébellion ne cesse de remettre en cause la stabilité d’un pays pacifique comme le Mali. De nos jours, moins qu’une rébellion, il s’agit de terrorisme au bénéfice des magnats du narcotrafic international. La paix arrange-t-elle ces forces du mal ? Ce qui est sûr, l’ambition première du MNLA et de ses acolytes est de maintenir Kidal hors de portée de l’armée malienne et en faire le QG des narcotrafiquants, profitant des erreurs commises lors de la signature des accords d’Alger (retrait de l’armée) et l’alerte lancée par Sarkozy afin que les déserteurs touaregs de la Libye regagnent l’utopique Azawad. En second point, ils se contenteraient d’occuper des postes juteux dans l’Administration (Douanes, Impôts, Banques…) et intégrer l’armée nationale, pour réussir à petits pas leur mission et atteindre prochainement leur objectif de matérialisation de l’Azaouad. C’est pourquoi l’Etat doit rester sur ses gardes. Comme dit un internaute, » le MNLA a attrapé un os, il ne veut pas le lâcher, dans ce cas de figure, il n’y a qu’une seule solution : fracasser le crâne du chien « . Et pour ces raisons, Ibk se doit de libérer Kidal avant de l’octroyer à ses députés touaregs traitres de la Nation. Une fois couverts de l’immunité parlementaire, ces députés renforceront la branche politique du MNLA pour épauler les intégrés dans l’armée et dans la fonction publique. Si le MNLA refuse le désarmement à présent, malgré les accords préliminaires de Ouagadougou, c’est qu’il veut s’arroger des faveurs que le nouveau président leur accorderait dans leur entendement. Mais c’est méconnaître les réalités politiques du Mali nouveau, avec une classe politique diversifiée qu’aucun parti politique seul ne peut dominer, une société civile active et dans l’ensemble une population désormais avisée dès lors que les intérêts de la Nation sont en cause. En tout état de cause, la réaction des Maliens est vive depuis que le MNLA a repris les exactions et maintient sa suprématie sur Kidal. Le Président de la République l’a affirmé et réaffirmé : la situation à Kidal est intolérable. Le MNLA a promis de libérer le gouvernorat depuis hier, il va falloir aller loin et désarmer ces voyous de la République, même s’il faut écraser leur » crâne « . Et ce serait justice. Mamadou DABO