mardi 12 novembre 2013

RACISME FASCISME OSTRACISME LE SCHISME DES OCCIDENTAUX

DU FASCISME DANS L'ESPRIT DU TEMPS Les européens libérés du nazisme n'ont jamais intégré la contribution historique des soldats noirs dans leurs manuels scolaires et n'ont jamais célébré ces martyres qui peuplent leurs cimetières. Ces martyres sont occultés de la mémoire dont le degré d'amnésie se conjugue chaque jour avec les réflexes xénophobes vis-à-vis de la présence de leurs descendants, et corroboré par la montée triomphale des droites extrémistes partout en Europe. Nous sommes encore à un moment crucial dans l'histoire de l'humanité qui voit s'exacerber toutes les haines identitaires et se renforcer tous les extrémismes. Enfermés dans une crise économique qui n'a de précédent que celle de 1929 qui préluda l'avènement du fascisme et du nationalisme « racialiste », voilà encore que des nuages de l'obscurantisme s'amoncellent sous les cieux de l'hémisphère nord, porteurs de nouveaux réflexes de rejet et de haine raciale qui se justifient par cette propension génétiquement non fondée à une prétendue supériorité. Il ne faut pas croire que ces penchants démoniaques ont disparu du répertoire de l'auto-identification. Les rancœurs iront crescendo face à cette misère accablante que des modèles et visions tronqués du monde et de l'altérité ont produit et imposé au reste de l'humanité. C'est l'immobilisme des élites intellectuelles et politiques face aux icônes médiocres, médiatisés dans le contexte d'une décadence qui trouve ses bouc-émissaires chez ceux qui continuent d'être considérés comme des gens de trop. Cette posture abjecte des élites européennes (sans solution à la crise qui enfle dangereusement) est servilement relayée, expliquée et justifiée par les élites africaines qui semblent accréditer l'idée que leur destin est scellé par l'horizon obscur de l’Europe. La condition nègre refait surface dans les chaumières et les salons de l'hexagone médiatisée avec arrogance, mépris et désinvolture, de manière ordalique comme au mauvais vieux temps. Qu'ils aient été libérés par les africains, les Etats européens semblent faire l'impasse sur cette dimension là et renouent inexorablement avec le renouveau fasciste distillé de manière subliminale dans toutes les sphères politiques, sociales et culturelles. Ce basculement doit interroger évidemment notre rapport à l'histoire comme une invite à défendre de nouveau les principes d'universalité dont l'oubli avait engagé l'humanité dans une barbarie pitoyable au nom de laquelle furent convoyés les vaillants africains convaincus de combattre pour un monde libre et fraternel. Hommage à ces hommes dont la mémoire est bafouée par le regain de la haine élémentaire que l'on croyait finie. Honneur aux vivants qui demeurent les sentinelles face à l'obscurantisme.