dimanche 24 novembre 2013

DANS QUEL MONDE SOMMES NOUS

Mobilisation des lutteurs pour la libération d’un présumé « trafiquant de drogue » : Le ridicule ne tuera jamais les illettrés Dimanche 24 Novembre 2013 - 11:17 A peine fut entamée la rédaction d’une contribution sur l’impact dans les rangs du discours du Chef de l’État Macky SALL lors de la Journées des Armées, que nous nous imposions l’épreuve du décryptage de la marche, dirigée par le zélé « roi des arènes », pour exiger la relaxe du promoteur Luc Nicolae. Cette marche, initialement prévue pour ce jeudi 15 novembre 2013, fut fort heureusement, interdite à la dernière minute, par le préfet de Mbour. Pensant que celle-ci allait être autorisée, nous écrivions, la veille de sa tenue, ce que vous lirez ci-dessous. Mobilisation des lutteurs pour la libération d’un présumé « trafiquant de drogue » : Le ridicule ne tuera jamais les illettrés Convenons-en. Si Luc Nicolaï est vraiment innocent, les juridictions sénégalaises n’attendront jamais une quelconque intimidation pour le libérer. Quel intérêt l’État sénégalais, et surtout nos juges, auraient-ils à maintenir dans les geôles déjà bondées de monde un individu qui ne constitue aucune menace, qui n’a commis aucun délit ou crime ? Il n’y a que l’illettrisme criminogène de ces sportifs qui peut expliquer cette volonté de tenir tête aux agents de contrôle et aux institutions sénégalaises. Mais attention ! Une autre question mérite réflexion. Cette marche n’aurait lieu qu’à la seule condition que les autorités aient donné leur approbation. Combien de marches ont été interdites sur, quelque fois, l’argument de « trouble ou de possibles menaces à l’ordre public » ? Des manifestions interdites donc, en raison de leurs caractères singulièrement illégaux quoique le droit à la marche soit inscrit comme principe constitutionnel incontestable. Même le cas Karim WADE, que le PDS aurait pu, par maintes ruses, utilisé pour réclamer la légitimité d’organiser des manifestations récurrentes et dénoncer l’emprisonnement de ce dernier, en s’appuyant notamment sur l’argument de « condamné ou prisonnier politique » afin de déstabiliser le Pouvoir en place, susciterait de nombreux doutes sur la bonne foi des organisateurs, dont le Peuple décrie encore et toujours la gestion quand ils tenaient les rênes de pouvoir. Pourquoi donc tant de zèles chez ces lutteurs qui osent croire qu’une marche pourrait faire reculer notre justice à laquelle même notre président Macky SALL ne saurait se soustraire ? Auraient-ils oublié que le roitelet de Bèthio THIOUNE, qui se croyait tout permis, a été ramené à son statut de simple citoyen du fait de son « implication » dans l’assassinat de deux de ses disciples ? D’aucuns croient, d’ailleurs, que si les preuves concordent pour l’incriminer, il n’aurait pas sa place auprès de ses épouses, mais plutôt en prison, quand bien même son état de santé resterait dégradant. Au-delà de l’inculture de ses lutteurs de l’arène, c’est véritablement l’illusion de la « noblesse » et de la « bourgeoisie » montante qu’ils « constituent » grâce aux cachets mirobolants de leurs contrats, mais également, l’infléchissement des valeurs sociétales sur leur popularité inique qui expliqueraient leur attitude audacieuse. Aux autorités, nous disions, dans l’une de nos contributions publiées sur de nombreux sites (Internet), que l’utilisation de l’image de Balla GAYE 2 pour ramener la paix en Casamance, plus qu’une erreur, était une insulte à toute l’ « intelligentsia » scientifique, diplomatique, politique et religieuse du Sénégal. Ne dites jamais à un singe qu’il est la meilleure créature de Dieu car il risquerait de se prendre un jour pour Dieu Lui-même. Ce rétablissement des faits et de la mémoire n’est, en aucun cas, ni une prévarication ni une invective à l’endroit de monsieur Luc Nicolaï (ou de qui que ce soit), à qui nous souhaitons d’ailleurs, une rapide relaxe si son innocence est avérée. Notre propos se veut sans ambages : La « nouvelle bourgeoisie illettrée » de la lutte sénégalaise doit être rappelée à l’ordre à temps, avant qu’il ne soit trop tard. Le Sociologue Rebelle