mercredi 18 septembre 2013

A QUOI SERT LE MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET LE MINISTERE DE LA SANTE

Le dernier acte d'une longue liste de litiges opposant la Senac Eternit aux populations de Sébikhotane Mercredi 18 Septembre 2013 - 16:06 Installée dans le territoire communal de Sébikotane depuis 1964, la société SENAC ETERNIT spécialisée dans la fabrique de plaques fibre ciment communément appelées « ardoise » n’a cesse depuis lors de constituer un danger aussi bien pour ses employés que les populations riveraines à l’occurrence les habitants du quartier de Darou Salam jouxtant la clôture de l’usine. Utilisant essentiellement l’amiante comme matière première dans la fabrication des plaques d’ardoise l’amiante a posé des problèmes de santé publique aussi bien pour les travailleurs que les populations riveraines « Ces produits ne produisent pas des quantités notables de fibres dans des conditions d'utilisation normales, mais peuvent en produire s'ils sont coupés ou endommagés. Les concentrations de fibres d'amiante dans l'air des bâtiments sont habituellement à peu près les mêmes que dans l'air extérieur et ne présentent pas de risque important. Par contre, les concentrations peuvent être plus élevées si on déplace ou brise des matériaux d'amiante friables » lire (site http://www.hc-sc.gc.ca.) Le dernier acte d'une longue liste de litiges opposant la Senac Eternit aux populations de Sébikhotane Justement c’est las où réside le véritable problème. En effet pendant longtemps la surface arrière de l’usine a constitué le centre d’enfouissement des déchets de l’amiante et c’était la raison pour laquelle en 1986 les responsables de l’usine avaient demandé à l’ASC Darou Salam de se déplacer vers son lieu actuel d’entrainement afin d’éviter d’éventuelles contaminations. Il se passe 30 à 50 ans avant le développement de maladies liées à l’amiante. C’est dire que dans un avenir très proche, le nombre de malades souffrant de l’asbestose ou des cancers bronchiques risque d’exploser. Aujourd’hui force est de constater que dans le quartier de Darou Salam le plus peuplé de la commune de Sébikotane il ne reste plus de personnes âgées de plus de 75 ans l’espérance de vie dans le quartier est de 50 ans juste à la limite de l’âge de la retraite. Cette situation est due au fait que les premiers habitants du quartier travaillaient pour la plus grande majorité à l’usine SENAC. L’autre problème avec la SENAC ETERNIT c’est son refus de verser ses impôts au profit de la commune de Sébikotane malgré son implantation sur le périmètre de celle-ci. En effet la société est propriétaire du TF 972 Dakar/Rufisque inscrit sur le livre foncier de la conservation foncière de Rufisque. En bon droit celle-ci devait être redevable à la commune de Sébikotane. Mais le constat est tout autre car la société n’a jamais versé de foncier bâti ou non bâti ni payer la patente à la commune. Pire encore la taxe publicitaire n’est jamais acquittée avec ses panneaux érigés à l’entrée de la ville. Le Directeur Administratif et Financier (D.A.F) de la société a même reconnu implicitement cet état de fait dans une lettre N°283 du 10 septembre 2013 adressée au Maire de la commune de Sébikotane en affirmant que l’usine est située sur le territoire foncier de Rufisque mais verse ses taxes au niveau de la communauté rurale de keur Moussa. Aujourd’hui la dernière volonté de la SENAC ETERNIT est de récupérer et de clôturer une surface qui jusque là était occupée pour une partie par l’ASC Darou Salam qui lui sert de terrain d’entrainement. Or selon certains anciens délégués de personnel ce terrain avait été mis à la disposition de l’équipe par les responsables de l’usine de l’époque qui avaient besoin d’un centre d’enfouissement des déchets de l’amiante comme expliqué ci haut. L’ASC Darou Salam occupe prés de 30 ans ce terrain de foot ball ce qui lui a valu de faire de bons résultats sur le plan régional et même national car étant récemment sacrée championne du Sénégal N2. Ce que nous réclamons c’est juste de nous céder ce terrain puisqu’il n’y a plus de grande surface dans le quartier permettant de pratiquer et de développer le football pour des milliers de jeunes. C’est une question d’intérêt général d’autant plus que la SENAC n’a pas besoin de cette surface. En effet sur les 18h que couvrent le TF 972 l’usine n’est érigée que sur le ¼ de la surface et que aujourd’hui la fabrique de plaques ardoise à mis la clé sous la porte il ne reste que celle de la peinture. Notre cri de cœur est de laisser ce terrain de football aux jeunes de la localité et que pour une première fois l’usine SENAC fasse une œuvre sociale qu’elle n’a jamais réussie à faire au profit des populations riveraines depuis près de 50 ans d’implantation dans la zone. MALICK SOUMARE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ASC DAROU SALAM Émail : soum1982@hotmail.fr