mardi 15 octobre 2013

LA BOITE DE PANDORE RISQUE D ETRE OUVERTE

Report des élections locales: La fuite en avant d'un régime aux abois, selon le Msu France Le gouvernement, par la voix du Premier Ministre, Mimi Touré, a annoncé sur les ondes de RFI le report des élections locales prévues en mars 2013. Le MSU France estime que cette annonce est le signe d’un profond désarroi du pouvoir et traduit son incapacité à fixer un cap et à se concentrer sur les véritables préoccupations des Sénégalais. Report des élections locales: La fuite en avant d'un régime aux abois, selon le Msu France Le coordonnateur Msu France Sidy Fall soutient que le prétexte avancé pour justifier un tel report, en l’occurrence, "l’Acte III de la décentralisation est infondé et relève d’une tentative de diversion du régime pour échapper à l’inévitable sanction populaire". L’Acte III de la décentralisation vise à organiser le Sénégal en "territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable". Trois éléments structurent cette réforme: une nouvelle armature institutionnelle, la territorialisation et l’attribution de nouvelles responsabilités aux collectivités locales. La question du financement est, entre autres, l’un des maillons faibles de ce futur dispositif. En effet, "tout le monde sait que l’Etat ne respecte pas les termes de la loi de décentralisation de 1996 qui définit les transferts de compétences aux collectivités locales, jusque là assurées par l'État central. Alors que la loi 96.07 précise que : « les charges financières résultant pour chaque Région, Commune ou Communauté Rurale des transferts de compétences définies par le Titre II de la dite loi et par le Code des Collectivités Locales font l’objet d’une attribution, par l’Etat, de ressources d’un montant au moins équivalent…. ". "L’Etat peine à remplir ses obligations en termes de dotations et de compensations liées au transfert de charges". "Ce qui explique que nos collectivités locales soient à la fois exsangues financièrement et démunies en infrastructures et en équipements publics et collectifs. Avant d’élaborer un acte III de la décentralisation, encore faudrait-il au préalable faire un bilan exhaustif de l’acte II. Et engager une vaste concertation à l’échelle locale, avec tous les acteurs concernés. On sait par exemple que la réorganisation des communes d’arrondissement fait débat (certaines seront supprimées selon une logique de regroupement), tandis que le flou persiste sur la fiscalité locale". Sidy Fall fait remarquer que non seulement toutes les promesses faites par le régime depuis le 25 mars 2012 n’ont pas été respectées, mais qu’en lieu et place, la situation du pays s’est gravement détériorée, avec une succession de pénuries : eau, gaz, électricité, etc… L’économie est à l’arrêt, les prix des denrées augmentent exponentiellement, le coût du loyer flambe à Dakar, les enseignants subissent des retards de paiement, les étudiants sont désemparés, les inondations menacent de mettre à la rue des familles entières, les trois repas quotidiens ne sont plus assurés, les marchands ambulants manifestent leur désenchantement, les entreprises ferment une par une car les carnets de commandes ne sont plus remplis, le chômage explose dans les quartiers et dans tous les coins de rue. Alors que le gouvernement nous promet 500 000 emplois, environ 372 sociétés ont fait faillite en 2012, avec la destruction de milliers d’emplois à la clé. A tel point que le patronat (Confédération nationale des employeurs du Sénégal) estime que « l'environnement des affaires au Sénégal ne permet pas à l'investisseur privé de prendre des risques ». Bref, DEUK BI DAFA MACKY BA MAREME « rien ne fonctionne ». Avec en prime, le manque criard de liquidités. Au point que le billet de 500 FCFA est baptisé « Macky ». La preuve que c’est le gouvernement de tous les échecs, de toutes les pénuries, de tous les couacs. L’affaire DANGOTE est révélatrice des errements de ce régime. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le fils d’un ancien khalife, membre d’une communauté religieuse (les mourides) accuse publiquement l’Etat du Sénégal de prendre parti pour DANGOTE au détriment des intérêts moraux et matériels des héritiers du défunt Khalife Serigne Saliou M’BACKE. On sait par ailleurs que l’implantation de la cimenterie DANGOTE à Douala, au Cameroun s’est faite sur fond de scandale de corruption d’une partie des élites gouvernementales et locales, doublée d’un scandale environnemental (pollution, non respect de la législation en vigueur, etc…). Alors que les urgences sont ailleurs, la nouvelle priorité du gouvernement est l’Acte III de la décentralisation. Une nouvelle version du WAKH WAKHETT. Comment un gouvernement aux prises depuis des semaines avec le fameux tuyau de KEUR MOMAR SARR peut-il prétendre élaborer une prospective pour les collectivités locales ? Comment croire un gouvernement, qui dans cette affaire, a multiplié les déclarations contradictoires voire pris des engagements de rétablissement qui n’ont jamais été respectés ? Le Msu France dénonce l’amateurisme et l’incompétence de ce régime qui n’a jamais été préparé à exercer le pouvoir et dont l’exercice favori est le pilotage à vue. Après avoir usé, abusé et épuisé le thème de la traque des biens mal acquis, le pouvoir se lance dans des pseudo reformes institutionnelles pour masquer ses insuffisances à répétition. La rhétorique institutionnelle est désormais la marque de fabrique de ce gouvernement : comités de pilotages par ci, commissions de réformes des institutions par là, renforcement des capacités, etc… Des concepts creux, des slogans fourre-tout, loin des attentes des sénégalais. Pour lui, la politique c’est à la fois une réflexion et une action. Dans le cas présent, ni l’une, ni l’autre n’ont été appliquées. Le report des élections quelque que soient les raisons invoquées expriment la terrible crainte du pouvoir actuel d’être balayé lors des prochaines joutes électorales. Au mieux, il ne fait que différer, voire amplifier les défaites à venir d’un régime aux abois. Sidy Fall France estime que l’urgence n’est pas l’Acte III de la décentralisation, mais la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. D’application immédiate. Il demande le strict respect du calendrier républicain et souhaite une mobilisation de tous ainsi qu’une vigilance de la société civile pour faire barrage au complot ourdi contre le peuple.